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19-11-2025STRASSEN-MONTENEGROVOLLEY MENSTRASSEN

L’équipe nationale poursuit son apprentissage

EUROPEAN LEAGUE Après Strumica, les hommes de Pompiliu Dascalu font escale à Kriens, théâtre dès vendredi de la deuxième des trois étapes de la compétition, où l’adversité sera de nouveau relevée.

Voici une semaine, la sélection nationale masculine disputait la première des trois étapes de l’European League, compétition née de la fusion entre la Golden et la Silver League, à Strumica, où elle concédait deux défaites.

La première «assez normale» aux dépens des Pays-Bas, huitièmes de finaliste du dernier mondial et davantage habitués à évoluer en Ligue des nations, «tant la différence de niveau est grande», pour reprendre les propos du sélectionneur, Pompiliu Dascalu, dont les hommes ont tout de même «montré de belles choses», sortant ainsi «la tête haute».

Et la deuxième face au pays organisateur, la Macédoine du Nord. «On se disait qu’il y avait peut-être quelque chose à faire, mais encore une fois le manque d’expérience à ce niveau a parlé. On remporte le premier set, puis nous sommes à la lutte dans les deux suivants, mais la différence se fait malheureusement en fin de set, quand ça compte le plus», explique l’ex-international roumain aux 250 sélections.

Et ce dernier d’ajouter : «J’insiste là-dessus, c’est lié au manque d’expérience même si certains de mes joueurs sont plus aguerris que d’autres. La plupart des équipes que nous rencontrons comptent des joueurs qui évoluent dans des championnats professionnels. C’est notre réalité.» Cette petite déception digérée, Gilles Braas et ses équipiers ont depuis posé leurs valises à Kriens.

Dans le canton de Lucerne, les Rout Léiwen, dont la moyenne d’âge a sacrément baissé avec les arrivées de plusieurs jeunes pousses prometteuses à l’image de Filip Bilan, 16 ans, qui a fait forte impression contre les Nord-Macédoniens, et toujours privés de deux joueurs cadres, Mateja Gajin et Yannick Erpelding, seront opposés à la Suisse, puis à une vieille connaissance, la Hongrie.

Les jeunes prennent du galon

«Pour parler en toute objectivité, on sait pertinemment que sur le papier nos deux concurrents sont plus forts que nous. Ce sont eux les favoris», martèle l’ancien pointu. S’il sera très certainement difficile d’accrocher les Helvètes, les Hongrois, également dans un processus de renouvellement d’effectif, semblent en revanche être plus à la portée des Luxembourgeois, vaincus au tie break par ce même adversaire lors du récent championnat MEVZA.

«Ce que l’on veut, en tout cas c’est mon souhait à chaque fois, c’est pousser nos joueurs au-delà de l’idée qu’ils ont d’eux-mêmes. Je leur dis très souvent, ils ont des compétences, tous, mais ils ne savent pas pleinement les exploiter, c’est-à-dire comment s’en servir, ni à quel moment. C’est toute la différence entre nous et des joueurs qui ont l’expérience du haut niveau», poursuit le technicien.

Qui attend de ses protégés un engagement maximal afin de «voir jusqu’où ils peuvent aller dans ce type de confrontation. Et si cela rime avec un, deux ou trois sets gagnés, on prend».

Il sera aussi question de continuer à apprendre. «C’est clair que les plus jeunes avancent et progressent à travers ce genre de rencontres. Et de façon plus générale, nous serons toujours dans ce registre-là jusqu’au jour où l’on aura aussi cinq, six ou sept joueurs dans des championnats professionnels», souligne Pompiliu Dascalu, conscient de la difficulté de cette tâche.

En attendant, c’est un groupe reconduit dans sa quasi totalité (seul Tim Mangen, 18 ans, absent le week-end dernier pour des raisons scolaires, intègre l’équipe à la place d’Akos Bibel «parce qu’on a besoin de lui au centre. Il a déjà un rôle important dans l’effectif malgré son jeune âge comme Noah Oesch et Filip Bilan») qui s’attèlera à donner le change autant que possible.

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